VOILE ET RATURE
Pourquoi ne pas considérer le voile et la rature comme des « concepts fondamentaux » de la psychanalyse ? Freud, dans L’homme aux loups, a élevé le voile au rang de question nodale dans la cure de Serguei Pankeiff. Ce voile séparait son analysant du monde, et ne se déchirait que ponctuellement quand, suite à un lavement, les selles passaient l’anus. L’interprétation de Freud ne manque pas d’audace, mais ne pourrait-on penser que, durant sa longue vie, l’Homme aux loups n’a cessé de vouloir ne plus être « né coiffé » par la fortune parentale ? Peut-être une « rature » lui faisait-elle défaut, celle « d’aucune trace d’avant » que Lacan promeut dans « Lituraterre », en 1971. À savoir une rature qui, telle le trait du calligramme, est première, la trace n’étant jamais que seconde, contrairement au dogme de la psychologie génétique, qui induit encore en erreur.
Pierre Bruno
ESSAI MINEUR
Thérèse Charrier, La rature créatrice d’un avant.
VOILE ET RATURE
Marie-Jean Sauret, L’Homme aux loups met les voiles.
David Bernard, Dé-voilement.
Pierre Bruno, A selva. Discours et symptôme.
Victor Gysembergh en dialogue avec Isabelle Espérou, « Derechef », Autour du palimpseste de Ptolémée.
SCIENCE ET PSYCHANALYSE
Jacques Podlejski, Le réel et la métaphore.
L’ASSOCIATION
Léa Véran, La transmission de la psychanalyse entre les lignes : l’ambivalente mythologie d’Oscar Masotta en Argentine.
STRUCTURE
L’Un, l’Autre et la répétition. 2e partie. Lacan, de 1956 à 1957.
LE CAS
Anne Perret, Adolescentes en demande de transition sexuée.
UNE PSYCHANALYSE
Lorena Escuredo, Le désir, enfin.
LA PASSE
Elda Pouli, Angle mort et désir de l’analyste.
LA LISEUSE
Rémi Brassié, HLM : s’arracher.
PAS DE PORTE
Christian Walter, « Frère loup ». Le sinthome de Gubbio.
YETU